Choco sagesse

Les fêtes de fin d’année sont déjà derrière nous. Les enfants commencent à regarder différemment leurs jouets tant désirés reçu ce Noël. Les grands ont aussi parfois leur part de désillusions en faisant le bilan des festivités très spéciales de cette année. Les sapins sont dépouillés de leurs décorations comme des généraux frappés d’infamie avant d’être jetés sans ménagement dans un quelconque mouroir à conifères ou d’être lâchement abandonnés dans la rue.

Bref, il ne reste plus grands chose de ces moments si précieux et tant attendus mis à part quelques souvenirs immortalisés par des photos prises au téléphone et balancés sur les réseaux « sociaux » dans le cadre de tacites compétitions de bonheur. Regarde mon bonheur en photo je suis sûr qu’il est plus beau plus grand que le tien…

Et pourtant si l’on y prête attention, il existe une petite chose (et oui encore une petite chose) négligée à tort alors qu’elle porte en elle des trésors de bonheur et de sagesse. Cette petite chose ce sont les petits mots dans les papillotes. 😀

Je ne sais pas ce qui est le plus risible entre mon attachement à ces petits écrits et mon idée d’en faire un sujet pour ce mardi, mais voilà j’ai trouvé l’idée originale et surtout positive, deux qualités dont nous sommes si avides au début d’une année sur laquelle nous fondons tant d’espoirs.

Les petits mots dans les papillotes forment un univers étrange ou se mêlent des belles choses écrites par des inconnus, des banalités attribuées à des célébrités, des citations plus ou moins connues sorties de leur contexte, des proverbes maladroits, ou construits sur le modèle éculé de la double opposition (pour entrer dedans il faut déjà sortir dehors), des blagues qui ne font pas rire, des devinettes qui ne font pas réfléchir le tout enrobant du chocolat qui lui fait bel et bien grossir. 😆

Cet univers bizarre où le grandiose et le pathétique vivent en harmonie est devenu mon terrain de jeu le jour où j’ai vraiment commencé à m’ennuyer à table. J’aurai pu fuir mais hélas mon âge et quelques coutumes tacites m’obligeaient à rester à table et à dodeliner de la tête en faisant semblant d’écouter les sempiternels récits familiaux ressassés pour donner une illusion d’unité du clan. C’est dans ce contexte que ces petites bandes de papier sont devenues non seulement une échappatoire aux tortures de la bienséance mais aussi et avant tout un trésor merveilleux pour l’éternel enfant que je suis encore. Je le reconnais volontiers, il en faut peu pour m’émerveiller ce qui explique qu’aujourd’hui encore je garde une pile des meilleurs morceaux de « choco sagesse » épinglée sur le mur derrière mon écran.

Hélas je me dois de relever une grande injustice sociale, la dose de « choco sagesse » (et accessoirement la qualité du chocolat) varie selon le prix que l’on met dans ses papillotes. Les grands philosophes semblent ainsi dédaigner les papillotes des discounts alimentaires et préfèrent frayer avec le clan REVILLON. Je soupçonne donc les grands esprits de s’être faits acheter par le bon chocolat. Mais cela est bien compréhensible vu que vis à vis du chocolat le monde est divisé en deux; ceux qui aiment cette douceur et ceux qui mentent en prétendant le contraire.

Ceci écrit, mon article vient donc dénoncer un autre déterminisme social aussi injuste que choquant, les familles pauvres n’ont que quelques papillotes pauvres en choco sagesse (et accessoirement en goût) tandis que les plus riches reçoivent sagesse et érudition tout en se régalant de chocolat de qualité supérieure. Les papillotes sont-elles responsables de l’accroissement du fossé entre les classes sociales ? Sont-elles un autre outil de contrôle des foules par l’abrutissement des plus pauvres ? Moi président, je distribuerai des papillotes de riches aux familles pauvres ! 😆

L’autre travers des petits papiers dans les papillotes c’est leur relative inconséquence. Et si ceux qui les lisaient les prenaient au premier degré voire comme des injonctions? Je suis par exemple tombé sur un mot qui disait « fais ce que tu aimes et fais-le souvent » Alors oui pour moi cela veut dire focalise toi sur la musique et boss régulièrement, mais pour un tueur en série psychopathe cela revient à lui ordonner d’augmenter le nombre de ses victimes, non ? 😆

Et combien de foyers ont été détruits par la lecture de petits mots ayant bouleversés les certitudes de ceux qui sont tombés dessus au point de leur faire quitter la table pour acheter des cigarette et ne plus jamais revenir ? Nous sommes donc toujours à le recherche de Jean-Michel qui a quitté sa famille après avoir lu dans une papillote que l’on avait deux vies la seconde commençant au moment où l’on comprend que l’on n’en a qu’une… Et oui 2500 ans après sa mort ce philosophe et politicien continue de faire des victimes et de briser des foyers. Ah on me susurre dans l’oreille qu’il serait chinois… Encore les chinois !!! 😈

Bon, il est tard (presque 11 heures) je vais donc arrêter (à regrets) mon délire chocolaté. C’est étrange mais j’ai encore pas mal d’idées pour le prolonger avec cet humour au second degré, je me dis qu’il y aurait même de quoi écrire un sketch complet sur ce sujet ! Hélas cet exercice ne m’est pas familier…

Cependant avant de nous séparer je tenais tout de même à partager avec vous quelques perles de « choco sagesse » 😎

« On peut aussi bâtir quelque chose de beau avec les pierres qui entravent le chemin » (Von Goethe)

« On a deux vies, la deuxième commence le jour où on réalise qu’on en a juste une » (Confucius)

« La véritable indulgence consiste à comprendre et à pardonner les fautes que l’on ne serait pas capable de commettre » (Victor Hugo)

« Tout portrait que l’on peint avec âme est un portrait non pas du modèle mais de l’artiste » (Oscar Wilde)

« Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages mais à avoir de nouveaux yeux » Marcel Proust

Pour rassembler ces cinq citations j’ai du manger trois kilos de papillotes avec ce que cela a de mauvais pour ma santé, alors faites-en bon usage 😆

Et là j’arrête pour de bon d’écrire des bêtises et je file me coucher.

Bises chocolatées !

Dites-le avec des fèves !

Le premier lundi insolite de cette année 2021 est une info très sympa qui en plus de ça se passe dans mon coin de France, oui le Grand Est le mauvais élève de la COVID-19…

Ce dimanche c’était donc l’épiphanie avec sa traditionnelle galette des rois. Au passage, étant comtois je ne mange que des galettes comtoises aussi simples à faire que saines et délicieuses. Recette en fin d’article, oui c’est cadeau ! 😆

Bon, vous voyez où je vais en venir, on va causer de fèves un peu décalées mais cette année pas dans le sens loufoque mais bien de façon très positive et humainement chaleureuse et ce à travers deux initiatives que je vous propose de découvrir de suite en images. 😀

Dans le village des Auxons, Mohamed, le sympathique artisan boulanger que les habitués appellent Momo se démène chaque année pour trouver une idée nouvelle pour faire des fèves sympathiques. Il y a deux ans il avait sorti une série sur les monuments du coin et l’année dernière il avait demandé l’aide des enfants de l’école primaire qui lui avait fait des dessins qu’il avait imprimés sur ces petits bouts de porcelaine. Car oui, en plus de ça, à l’heure où 95% de la production de fèves est faite en Chine, ce sympathique artisan fait le choix difficile de faire travailler des artisans de Limoges.

Homme de conviction mais aussi homme de cœur, Mohamed s’est souvenu du soutien que les élus locaux lui ont apporté à lui et aux autres commerçants et c’est par reconnaissance qu’il a ainsi trouvé son idée de fèves pour cette année : faire des fèves avec les portraits des personnes qui siègent au conseil municipal ! Sur les 800 fèves commandées aux porcelainiers de Limoges, Mohamed en vendra une centaine aux collectionneurs au prix de trois euros pièce et donnera l’argent ainsi récolté à une association caritative locale ! Un grand bravo donc !

A 250Km plus au nord, dans la ville de Morschwiller-le-Bas, le boulanger Stéphane et son Fils Corentin ont eu la même idée mais cette fois l’initiative est plus tourné vers une autre catégorie de citoyens, ceux qui au début du confinement on fait des petits gestes qui ont beaucoup apporté. C’est ainsi que ces artisans se sont rappelés qu’en mars 2020 au début de la pandémie et alors qu’il était impossible de trouver le moindre masque en pharmacie, ils avaient reçu l’aide inespérée du club de couture. Des bénévoles de tout age s’étaient mobilisés pour leur créer des masques en tissus pour leur permettre de continuer à travailler.

C’est donc là encore pour rendre hommage à ces héros du quotidien que cet artisan et son fils ont lancé une série de fèves avec les portraits des bénévoles du club de couture et d’autres personnes comme certains enfants qui ont eu eux aussi des idées pour mener à bien des initiatives très positives dans la gestion de la crise sanitaire.

Et entre les deux (c’est bien le cas vu que je suis à 100km au nord d’Auxon), votre serviteur va s’envoyer une bonne galette comtoise faite maison ! 😆 D’ailleurs histoire de vous donner faim, la voici en photo après qu’elle soit sortie du four pendant que j’écrivais cet article dimanche soir à 19h00.

La galette comtoise est simple à faire et ne contient pas de pâte feuilletée aux graisses hydrogénées et huile de palme. Notre variante locale est un genre de pâte à choux, elle est simple à faire, saine, délicieuse, rapide à réaliser et très économique. Si vous ne me croyez pas et bien tentez donc la recette que je vous donne ci dessous :

Galette comtoise

Pour 6 personnes

Temps de préparation : 20 minutes

Temps de cuisson : 40 minutes

Ingrédients : 250 ml de lait 80 g de beurre 60 g de sucre 140 g de farine 4 œufs 2 Cuillères à soupe d’eau de fleur d’oranger 1 pincée de sel, 1 jaune d’œuf pour la dorure.

Dans une casserole, versez le lait, le beurre et le sel. Laissez chauffer puis ajouter le sucre à frémissement. Mélangez bien. Hors du feu, ajoutez la farine tamisée puis mélangez pour obtenir une pâte homogène qui se détache de la casserole. Si la pâte reste trop liquide repassez la casserole sur feu doux quelques instants. Toujours hors du feu, incorporez les œufs un à un. Quand la pâte est bien lisse, ajoutez la fleur d’oranger.

Sur une plaque recouverte de papier sulfurisé ou dans un grand moule à tarte avec des bords hauts, étalez la pâte sur 5-6 mm d’épaisseur. Si c’est sur une plaque, donnez-lui une forme ronde. Ajoutez une fève dans la pâte et dorez le dessus avec le jaune d’œuf détendu au lait. Dessinez ensuite un quadrillage sur le dessus de la galette avec une fourchette puis enfournez pour 30 minutes de cuisson à 180°C.

Cette galette se déguste froide mais pour ma part (de galette) 😆 j’adore la manger quand elle est un peu tiède, d’ailleurs il est temps de finir cet article pour aller lui régler son compte en buvant un bon thé vert fruité aux agrumes qui s’accordera très bien avec ! Bon appétit ! 😀

Réveillon minimaliste

La photo de cette semaine qui est la première photo de cette année 2021, montre ce que j’ai mangé pour mon réveillon. En fait je n’ai mangé qu’une dizaine des blinis que j’ai fait moi-même avec de la crème et des œufs de truite faute de trouver un caviar digne de ce nom. Avec ça un shooter de vodka que j’ai terminé en grimaçant. Bref un réveillon frugal mais pas de gâchis, le reste je l’ai mangé le lendemain avec l’aide de mon chat. 😆

Archive de nouvelle année

Archive du lundi 1er janvier 2007

Cher Francis,

       Il est 6h00 du matin j’ai tenu ma résolution et je suis là dans la pénombre de la salle du bas à t’écrire ce premier message du premier jour de l’an. 

Tel un veilleur j’attends l’aurore mais pour l’instant je vis des instants feutrés au sein d’une nuit qui a des allures d’éternité. Devant moi le vieil ordinateur  » Dellia » peine pour m’accompagner dans mon marathon nocturne. Le bourdonnement habituel de son ventilateur est devenu dans ces instants silencieux un vacarme assourdissant auquel se rajoute un bruit de tonnerre, celui de mes doigts fatigués tapant sur le clavier.

Je suis assis à moins de deux mètres de la grande porte fenêtre, j’ai tiré les rideaux qui d’habitude cachent ma présence quasi continue devant mes machines. Ainsi je peux scruter le ciel à la recherche du premier signe de lumière. Pour moi l’année 2007 ne sera vraiment là que lorsque le soleil aura déchiré le voile sombre de cette nuit sans étoiles.

Pour l’instant la pluie tombe à flot sur ma nouvelle vieille voiture garée dans l’allée, le réverbère qui éclaire le coin de la rue la fait étinceler de milles feux. C’est ainsi que ce bon vieux tas de tôle brille dans cette nuit agonisante tel un bijou placé dans un écrin noir garni de velours pour rehausser son éclat.

Si mon regard cherche à aller plus loin mes yeux se retrouvent comme aspirés par les ténèbres qui ont recouvert le paysage d’ordinaire planté comme un décor devant ma demeure. Mais où sont les montagnes? les arbres? les prairies ? existent-ils vraiment en dehors du jour ?

Soudain une angoisse irrationnelle surgit en moi; et si le soleil ne se levait pas ?

Amusé et inquiet à la fois j’ai lâché mon clavier pour coller mon visage à la vitre froide, très vite je constate rassuré que le haut du ciel est passé de noir à gris anthracite profond, la grande mécanique céleste est donc toujours en marche.

« longue pose de contemplation le nez plaqué contre la porte fenêtre »

Soudain un son familier vient s’ajouter à celui du bourdonnement de l’ordinateur, l’église du village vient de sonner sept coups. Me voici encore un peu plus rassuré, le soleil va bientôt se lever et la réalité existe encore en dehors de cette pièce où je me suis enfermé…

Enfermé ? Quel idiot je suis ! je vais louper ce que je tente de te décrire !!! bon je t’enverrai ce message dans une heure puis j’irai me coucher…

ah j’oubliais…        Bonne année 2007 !!!

Je dois avoir la même tronche que le gars sur le dessin sauf que moi ce n’est pas du champagne ou de l’aspirine qui est dans mon verre mais un genre de red bull (boisson à base de taurine) qui m’a aidé à passer la nuit sans dormir. Vu que j’en ai bu deux litres je pourrais faire une deuxième nuit blanche, mais je pense que je vais arrêter là. Morphée ! Morphée ! T’es où ?

13 ans plus tard j’ai choisi cet article du premier janvier 2007 car les autres années je parlais de mes résolutions idiotes, celles que l’on fait pour ne jamais les tenir… J’aime bien ma poésie maladroite du début de texte, à cette époque je rêvais d’écrire des histoires mais je me suis vite arrêté de rêver en constatant les limites de mon expression écrite et mon incapacité à structurer un récit. Bon qu’importe, aujourd’hui j’ai tant d’autres choses à explorer et à abandonner ! 😆

Allez, bonne année 2021 avec tous mes meilleurs vœux de bonheur et de santé à toutes les personnes qui viennent encore visiter ces pages. 😀

Finir 2020 comme on l’a commencée : avec IGORRR

Derrière ce nom de groupe se cache un musicien français Gautier Serre qui est également compositeur et producteur. Son style de musique mélange divers genres et sa renommée dépasse largement l’hexagone.

Ce clip qui est sorti au début de cette année 2020 semble être comme une prophétie des désastres qui ont ponctué ces douze derniers mois.

Et puis c’est aussi drôle, bizarre voire choquant, bref une façon intéressante de finir 2020 ! 😀

Encore un truc débile…

Aujourd’hui je suis dans mon deuxième jour d’Osoji et du coup je n’ai pas trop de temps pour écrire un long article. J’avais tenté un tuto technique mais les évolutions du web l’ont rendu caduque. Du coup je vous parle d’un site qui montre bien la double débilité de certaines familles américaines.

Oui double débilité la première consistant à faire une photo d’un moment familial gênant (hawkward) et la seconde de le partager sur Internet via le site https://awkwardfamilyphotos.com/ Au passage le mot hawkward est très intéressant puisqu’ils évoque le fait de vouloir s’enfuir en s’envolant comme un faucon (hawk) face à une situation gênante.

Rien de graveleux sur ce site, le puritanisme américain veille, alors vu que c’est apparemment la mode en fin d ‘année des bêtisiers et autres trucs débiles du genre, je me suis dit que c’était le moment d’évoquer ce site encore une fois débile mais qui peut tout de même faire un peu sourire comme par exemple :

Va 2020, je ne te hais point…

Ce matin j’ai commencé mon nettoyage rituel annuel, mon Osoji qui cette année va avoir aussi comme fonction de chasser tous les mauvais relents de cette fichue année 2020. Alors que je vidais les sacs en jetant sans pitié ces objets qui m’encombrent je me suis dit qu’au lieu de faire une liste des catastrophes des douze derniers mois, j’allais plutôt tenter de voir les choses de façon positive en cherchant les bonnes choses qui me sont arrivées pendant cette période.

Après tout c’est un peu débile de s’énerver contre une année comme si elle était une personne et d’attendre sa mort à l’instar de ce type dans le village d’en bas qui a mis un gros panneau devant sa maison « 2020 : an foiré » Cela manque autant de finesse que de logique…. Alors du coup comme à mon habitude je vais à contre-courant pour partager avec vous un bilan des bonnes choses que 2020 m’a apporté. Ceci écrit, j’en vois trois principales :

  • Sur le plan professionnel, en janvier 2020 je faisais la rencontre au début avec un peu d’appréhension de ma nouvelle collègue. Le fait de travailler avec une autre personne qui est vraiment totalement présente sur mon groupe est une richesse incroyable. En plus de ça je m’entend très bien avec elle surtout depuis que j’ai découvert que nous avons tous deux beaucoup d’intérêt pour la musique, nous avons monté et nous montons encore des projets musicaux avec les enfants comme ce clip vidéo que nous avons tourné avec les enfants en prenant la chanson à cause des garçons pour la parodier en une chanson pour exprimer notre ras le bol de la pandémie. Vous n’aurez que la photo ci dessous, droit à l’image des enfants masqués oblige…
  • 2020 a aussi été une année charnière pour moi car c’est cette année que j’ai décidé de me remettre à la musique en suivant des cours hebdomadaires de guitare pour tenter de progresser et de vaincre mes rigidités et mauvaises habitudes et en commençant l’apprentissage de la basse, un instrument qui m’a toujours fasciné dans pas mal de mes morceaux préférés. Tout cela, j’ai décidé de le faire pendant le premier confinement qui a été un moment plutôt traumatisant. En effet, vu qu’étant imbibé de films et de lectures sur les risques d’effondrement de notre société, j’étais entré en confinement en craignant pour mon travail, mon approvisionnement et celui de am mère, notre santé… Je m’imaginais vivre bientôt dans un monde post apocalyptique où les institutions n’auraient pas tenu… Bref j’étais parti au delà de l’angoisse entre la l’hystérie et la folie et le fait d’avoir été strictement confiné les premières semaines ne m’a pas aidé. Et c’est la musique qui m’a sorti de tout cela, prendre ma guitare m’a beaucoup plus aidé que n’importe qui ou quoi d’autre. C’est en partie pour cela que j’ai désiré remettre la pratique de la musique au centre de ma vie en travaillant avec elle pour apprendre à enfin la comprendre. Mes deux profs sont très complémentaires, mon prof de guitare est un grand musicien très cultivé et talentueux qui me retourne le cerveau à chaque séance en me faisant comprendre des choses très complexes sur la musique tandis que mon prof de basse lui est un tyran qui me botte les fesses, me secoue et m’engueule pour me faire progresser en jouant comme un bassiste car non, une basse n’est pas une guitare à 4 (ou 5 voire plus) cordes, c’est un instrument bien particulier dont on ne connait pas grand chose avant plusieurs mois de cours. Bon courage à eux deux ! :mrgreen:
  • La troisième chose positive que m’a apporté 2020 est encore plus précieuse que tout cela. Il s’agit de nombreux signes de reconnaissance de la part de mes supérieurs pour mon implication dans mon travail (notamment suite à la publication de mon article sur le télétravail de l’éducateur qui a fait boule de neige), des personnes dans la vie associative qui apprécient mon aide et mon dévouement et aussi je dois l’avouer des mes visiteuses et visiteurs sur ce blog qui chose nouvelle en 2020 reçoit des commentaires de façon régulière. Je ne vous en remercierai jamais assez… Bon, c’est un peu étrange de tout mettre sur le même plan mais au fond pas tant que ça car nous sommes toutes et tous friands de signes qui montrent que nos existences et nos efforts servent à quelque chose et cette reconnaissance ainsi reçue sous de multiples formes nous redonne confiance pour nous lancer dans d’autres défis, d’autres aventures !

Bon, pas de photo pour illustrer ce troisième point… Je ne vais pas encore recoller un de mes selfies ! 😆

Au bout de tout ça je me rends compte que ces trois petites choses positives ont eu assez de pouvoir pour me faire tenir le coup dans ma vie privée et professionnelle dans les épreuves traversées dans ces deux sphères de mon existence, et c’est justement ça le pouvoir des petites choses ! 😎

Pluie de reptiles

L’histoire humaine est ponctuée de pluies étranges qui bien que documentées par des sources officielles restent parfois encore inexpliquées de nos jours. Il y a ainsi eu des pluies de viande, de sang, de poissons pour lesquelles des théories amusantes tentent de trouver des justifications. 🙄

A coté de cela, on trouve aussi des pluies de nature très insolites mais tout à fait explicables, c’est le cas d’un genre de précipitations pour lesquelles les météorologistes de Floride viennent de lancer une alerte ; les pluies d’iguanes ! 😯

Aussi étrange que cela puisse paraitre, cette information n’est pas une blague. Dans les faits, lorsque la température baisse, ces gros reptiles arboricoles qui sont devenus une espèce invasive dévastant la faune et la flore locale, ralentissent leurs activités jusqu’à se figer au point de se laisser tomber au sol lorsque la température descend en dessous de 4 degrés. Alors imaginez ce que cela peut donner vu le très grand nombre de spécimens présents dans cette région des USA. Si le choc ne les tue pas, ils peuvent s’en remettre en sortant de leurs léthargies lorsque la température remonte. Il ne faut cependant pas tenter de les réchauffer soi-même car ces reptiles se révèlent agressifs au réveil surtout dans un environnement inconnu. C’est ce qu’on découvert à leurs dépends des centaines d’habitants de la Floride ayant voulu les aider.

Les habitants de la Floride sont donc sous le coup d’un double danger, se prendre un gros reptile sur la tête et/ou se faire attaquer en tentant de le sauver. C’est la raison pour laquelle, en plus des bulletins météo surréalistes avertissant la population des dangers liés au froid et aux pluies de reptiles, la population de Floride avait été aussi appelée par mes médias officiels lors de la dernière vague de froid en 2018 à ne pas chercher à sauver mais à tuer, les animaux ainsi tombés au sol qui rappel sont une espèce invasive causant pas mal de dégâts et pouvant aussi blesser les humains.

C’est là que je me dis que non, je n’ai pas ce qu’il faut pour être un bon citoyen américain, car invasive ou non, agressifs ou pas, si ma maison était en Floride j’aurai tôt fait d’ouvrir un hôpital pour iguanes. :mrgreen:

Et flute, j’ai encore oublié de sourire !

Bon, à ma décharge c’est dur de faire un selfie en 8×10 et l’année n’a pas été super non plus. Mais voilà, cette photo je tenais à la faire pour finir sur une note positive: l’arrivée de ma nouvelle basse. 😎

Pour la faire ça a été du grand n’importe quoi. Prise à 14h30, développée dans la foulée et scannée à peine le plan film sec en surface à 19h00. :mrgreen:

Pour la suite, je vais tenter de ranger mon labo pour mener à bien d’autres projets photographiques, dont la très obligatoire photo de bonne année des photographes amateurs. 😈