Archive d’auto-critique

Il y a douze ans, j’avais déjà un regard très autocritique sur mon blog…

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Jeudi 15 novembre 2007

Cher Francis,

Ce soir encore je rentre tard et demain se sera la même chose. Dans l’établissement dans lequel je travaille les horaires peuvent varier selon les circonstances. Après avoir consulté ma mère pour avoir les nouvelles je me suis donc installé devant l’écran de mon ordinateur principal. Avant d’écrire mon petit mot quotidien je désirai retrouver en lisant mes archives les dates des première neiges de 2005 et 2006.

Après avoir trouvé l’information je m’amusai à relire certains passages puis des mois entiers. Mauvaise idée…

J’ai honte. Oui franchement j’ai honte de ce que j’ai écrit, de mes fautes d’orthographe, de style, du manque d’intérêt de ce que je raconte. Je devrais vite tenter de sauver les meubles en me donnant des excuses. J’étais en formation, je revenais le soir tard et très fatigué je n’avais pas le temps de relire ce que j’écrivais… 

Cependant je ne chercherai pas à fuir ma responsabilité et je ne renierai rien de ce que j’ai écrit. Ce soir j’affirme assumer mon manque de talent littéraire passé présent et futur. Je ne supprimerai aucune page et je ne ferai aucune correction sur les pages du blog. Par contre les autres pages du site en ont vraiment besoin et vite…

La meilleure nouvelle dans tout ça c’est que ce hobby quotidien porte ses fruits puisque je suis à présent capable de voir mes erreurs passées. J’espère donc continuer à progresser dans ma maîtrise de la langue écrite tout en faisant de ce blog quelque chose de vivant, de varié et avant tout quelque chose qui me ressemble. Après tout c’est l’objectif que je m’étais donné en le commençant il y a cela plus de deux ans. Et là je ne sais pas si mes petits billets ont permit à mes lecteurs de mieux me connaître…

La lointaine époque du chat (IRC)

Voici une archive du mois de novembre 2006, à l’époque je passais des nuits à discuter en direct avec des japonais et avec des passionnés du Japon.

Mercredi 8 Novembre 2006

Cher Francis,

       Hier soir j’ai continué ma quête de correspondant japonais en me rendant cette fois sur un site de tchat. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas fait cela et je me demandais pourquoi j’avais arrêté de le faire. L’endroit était sympa, j’ai été bien vite accueilli et j’ai pu apprendre énormément de choses en lisant les réponses et les questions des personnes présentes.

La discussion était agréable, nous parlions cinéma, cuisine, culture japonaise… J’étais aux anges vu que je pouvais enfin discuter de ces sujets avec d’autres personnes aussi intoxiquées que moi sinon plus. Le coté virtuel de la discussion s’effaçait devant la richesse et la chaleur des échanges, j’avais l’impression d’avoir trouvé un endroit agréable et motivant où j’allais pouvoir avancer dans ma recherche de correspondants.

Soudain une personne fit éruption sur le site de tchat avec un pseudo italien et commença à attaquer avec des insultes racistes l’un des participants dont le pseudo évoquait l’Afrique. L’absence de modérateur sur le forum fit qu’il multiplia les grossièretés fascistes pendant plus d’une heure troublant les échanges des autres membres.

Voici pourquoi j’avais arrêté les tchats il y a quelques années, j’avais été sans doute découragé par la présence de telles personnes ainsi que par l’absence de concrétisation dans le réel de ces échanges virtuels. De plus mon honnêteté et ma franchise sont de lourds handicaps pour la pratique de ce mode d’expression où tout le monde ment au moins un peu  sur son image et son vécu. Dans ces conditions le fait d’être honnête et transparent rend la personne ennuyeuse.

Cependant en ces temps de disette affective le moindre réconfort aussi virtuel soit-il compte alors pourquoi pas ne pas y passer de temps à autre? et qui sait j’y trouverai peut-être enfin une piste…

Aujourd’hui, c’est à dire 13 ans plus tard, je ne vais plus du tout dans ces endroits car j’ai tour à tour réalisé que je ne verrai jamais ces personnes dans la vie réelle puis plus récemment que je n’irai jamais au Japon. Du coup le lien vers ce chat est dans mes favoris, je l’ouvre en gros une fois par mois mais ça s’arrête là.

A présent je rêve d’un pays avec des gens avec qui je pourrai communiquer sans soucis, un pays où la vie serait bien moins chère et avec des grosses bestioles que j’aime tant à photographier et à manipuler. Bref oui mon nouveau rêve c’est l’Australie. :mrgreen:

 

Tous un dans la mort à venir (archive)

Mercredi 1er Novembre 2006

Cher Francis,

       Cette Toussaint 2006 est des plus contrastée. A l’extérieur la chaleur et la lumière intense ainsi que ce léger vent donnaient à ce jour une brillance très particulière que j’aurai bien aimé fixer sur pellicule argentique avec mon attirail de reporter de guerre. Dans mon esprit par contre, de la pluie, des nuages et de grandes incertitudes tout cela causé par le fait de penser une fois de plus à la mort.

Un tour sur le cimetière pour voir les gens se presser autour des tombes puis le retour au foyer en buvant un thé d’Amsterdam au fort goût boisé accompagné de scones (biscuits secs traditionnels d’Écosse). Une petite virée dans l’espace sur l’Enterprise suivi d’un petit somme et me revoilà devant mon clavier. Cette fois cependant je suis dans la pièce du bas.

Une telle journée ne m’a laissé que très peu de temps pour méditer sur le sujet préoccupant du jour; la mort. De toute façon vu que je t’en parle très régulièrement, il n’y a pas de raisons d’en dire encore plus en ce jour. Enfin si, peut-être…

Je voudrais juste te dire que pour cette Toussaint 2006 la mort se fait vraiment très pesante et vient ternir cette belle journée non seulement à travers les différents rites qui me rappellent que parmi les miens nombreux sont ceux qui s’en sont allés avant l’heure, mais aussi à travers la grande campagne médiatique en cours sur les dégradations irréparables subies par l’environnement. La Toussaint 2006 s’impose donc comme une bonne cuvée macabre.

En ce jour j’ai pris conscience d’être un être mortel sur une planète qui se meurt, victime après des millions d’années d’évolution d’une forme de vie devenue assez puissante pour tout anéantir en moins de 100 ans, et ce, avant de succomber elle -même des conséquences de sa propre folie destructrice.

Mais avant cela, nous allons devoir suivre les derniers soubresauts des humains qui tels des insectes nécrophages continueront à pulluler sur ce cadavre de planète jusqu’au jour où il ne leur restera plus rien à assimiler. Fort heureusement les programmes spatiaux ont été fortement ralentis, il y a ainsi de bonnes chances pour que cette infection reste en quarantaine dans ce quadrant avant de disparaître dans le néant sans avoir pu envoyer d’autres représentants sur d’autres planètes terraformées.  

En attendant, nous voici condamnés à être les spectateurs frustrés et démunis des différents événements qui s’annoncent sur la grande scène. Les famines, les guerres, les catastrophes naturelles, les images quotidiennes de ce monde à l’agonie… Enfin tous ces signes avant coureurs du grand final qui nous empêchent d’espérer autre chose que la non-existence de la réincarnation.

Préparons-nous donc Francis, la grande Toussaint approche, celle qui ne laissera ni tombes, ni fleurs, ni visiteurs du premier novembre…

13 ans plus tard, à la lumière des catastrophes écologique et économiques imminentes, mon texte est malheureusement encore plus d’actualité. De quoi bien saper le moral. Désolé mais moi aussi je préfère quand j’ai tort. 😥

Rites de passage (Archive)

Voici ce que j’écrivais il y a 14 ans le 25 octobre 2005. Je venais de découvrir la notion de rite de passage et j’étais comme enflammé par ce concept…

Mardi 25 octobre

  Cher Francis,

       Aujourd’hui a été, une fois n’est pas coutume, plein d’enseignements et de découvertes. Cependant si je dois faire le point sur cette journée ce qui me semble le plus important c’est cette réflexion que j’ai commencé sur la notion de rites de passage. En effet en discutant avec un prêtre africain des pratiques traditionnelles qui viennent pondérer la vies des personnes vivant sous ces latitudes, je me rends compte que ces peuples qualifiés de sauvages étaient non seulement hautement policés mais avaient sut inventer des repères plus forts et plus universels que nos institutions occidentales. 

C’est ainsi que dans certaines régions d’Afrique un enfant devient un homme à douze ans, puis entre dans un second temps de sa vie ou il devient un ancêtre respecté avant de terminer dans un autre statut toujours admiré mais en retrait de l’activité du village. Ces différents passages sont accompagnés de rites et de fêtes et permettent à chaque personne de savoir exactement ou il en est par rapport à lui même et à la communauté dont il fait partie.

Dans nos civilisations dîtes modernes, ce sont les institutions telles que le mariage, les autres sacrements de l’Église et le service militaire qui servaient de points de repères aux personnes. Ors ces institutions ayant disparu ou étant fortement critiquées ou méprisées à juste titre ou non, les points de repères dont elles étaient porteuses ont perdu leur sens ou leur raison d’être.

Le problème est surtout palpable chez les adolescents pour qui la question de l’identité propre est au centre de leur dur processus de construction identitaire. Cette absence de repère à laquelle s’ajoute une absence de personne relais, de modèle positif ou de garde fou, suffit à expliquer en grande partie la violence des jeunes. Ces actes peuvent ainsi selon moi être interprétés comme une tentative désespérée pour tenter de trouver un sens à leurs vies dans ce monde froid et matérialiste qui leur est révélé quand la magie de l’enfance s’estompe. 

C’est ainsi mon cher Francis, que face à ce vide il est de notre devoir de parents, d’éducateurs ou d’amis de combler la vacuité en inventant nos propres rites et en définissant de nouveaux repères dans la vie de ces personnes à la dérive. Concrètement cela peut prendre la forme d’une escalade alpine, d’un camp de rupture, d’un voyage dépaysant… Il suffit que la personne soit confrontée à de l’inattendu et mette en marche ses ressources propres ainsi que celles des autres pour sortir vainqueresse de ce défi. Ce faisant, la personne ayant du puiser au fond d’elle même ses dernières ressources découvre ses vraies potentialités et ses vraies limites. En apprenant ainsi à mieux se connaître et à s’accepter elle prend confiance en elle ce qui la grandit considérablement et lui permet de continuer son chemin d’être humain. 

On retrouve ici la logique du rite de passage avec un cadre formel allégé, l’éducateur prend la place de l’initiateur, le projet celui du rite. Mais cela n’est qu’un exemple donné par ton serviteur portant les ornières de l’éducateur. De telles choses étant possibles sous une multitude d’autres formes tout en donnant au final un résultat allant dans le sens d’aider chaque personne à se situer en temps qu’être humain et membre d’une société.

Pour ma part mon cher Francs je dois t’avouer que dès l’age de 16 ans j’inventais déjà mes propres rites dont le plus drôle aura été de prendre un bain dans une rivière glacée le jour de mes 18 ans… Je sais je suis un type bizarre. 18 ans c’est l’age où l’on a le droit de boire et de se taper des pornos… Mais comme je l’ai déjà dit, à chacun ses rites !

14 ans plus tard, j’ai approfondi la notion de rite de passage en découvrant dans mes études (Arnold Von Gennep) et par la suite les différents temps qui le compose (annonciation, séparation, initiation, mort symbolique, renaissance et fête), leur articulation et surtout leur sens. Du coup, non, se baigner dans de l’eau glacée n’est pas rétrospectivement un rite de passage puisque aucune des étapes n’a été respectée et encore moins le point le plus important dans la notion de rite de passage. Celui-ci ne peut exister que dans un groupe social.

Du coup si une bande d’ados se donnent pour règle de fêter les 18 ans de l’un d’entre eux en le faisant boire trois litres de bière, cela aura hélas plus de sens comme rite de passage que ma baignade en solo.

Mais bon, je fais ce que je peux… :mrgreen:

Archive de labo photo

Dimanche 18 octobre 2009

Des gros progrès en tirage

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Encore un dimanche passé au labo pour faire des tirages. Cette fois-ci cependant les résultats sont au rendez-vous. j’étais si content de moi que je me suis permis d’utiliser une feuille de 18cm sur 36 pour tirer mon autoportrait.

D’autres très bonnes choses sont sorties de cette mémorable séance de tirage, de quoi me remonter le moral face à cette semaine qui s’annonce très difficile et chargée.

Et maintenant je dois terminer de rédiger mes comptes rendus de synthèse de préférence avant minuit…

Dix ans plus tard je me prépare à m’y remettre de façon sérieuse et appliquée. J’ai deux semaines pour ça à partir de demain matin. On verra bien si j’ai vraiment progressé ou combien de temps cela va me prendre de retrouver mon petit niveau de l’année dernière… 🙄

J’ai la guitare qui me dérange…

Archive du mercredi 11 octobre 2006

Cher Francis,

       Aujourd’hui après le travail, j’étais invité à boire un pot avec mes collègues. Nous nous sommes ainsi retrouvés devant de bonnes bières allemandes chez l’un d’entre eux.

 J’ai été sage, je n’en ai bu qu’un litre.

Alors que nous cherchions à éviter les sujets de conversation se rapportant au travail, nos échanges nous amenèrent tout naturellement à parler de musique. Sur ce notre hôte sorti une guitare de l’un de ses placards. Après avoir réussi le miracle de l’accorder au sein du vacarme engendré par la musique et nos discussions, mes collègues me demandèrent de leur jouer un morceau. Sans le savoir ils venaient de rouvrir une autre de mes blessures narcissique.

J’aime la musique, et ce, depuis ma plus tendre enfance. A l’age ou les enfants jouent aux petites voitures, j’étais dans l’herbe avec un magnétophone à pile pour écouter un album de Pink Floyd, les walkmans créés par Sony n’existaient pas encore.

Plus tard, à l’époque de mon adolescence, alors que je mémorisais des chansons entières des Beatles, je découvris la guitare et j’entrepris d’apprendre les accords. Par la suite j’eus la chance de rencontrer quelques vrais musiciens pour me donner les bases et surtout l’envie d’aller plus loin. Enfin, étudiant, je décidai de suivre de vrais cours avec solfège.

Cependant j’avais beau apprendre la théorie et le reste il m’était toujours impossible de progresser. Ce n’est que bien plus tard que je compris que je résistais à la musique en lui opposant de façon plus ou moins consciente un total blocage.

J’ai aujourd’hui trois guitares chez moi dont une très coûteuse guitare électrique. En rentrant chez moi j’ai repris ma guitare folk pour constater qu’elle puait le moisi… J’ai honte.

Aujourd’hui encore je ne sais pas si cette impasse est due à un manque de pratique ou à un réel problème lié à une difficulté à m’exprimer par le biais de la musique. Une chose est sûre c’est que je regrette profondément cette situation tout en espérant avoir un jour le temps d’aller au bout de cet apprentissage et de moi-même.

En attendant c’est l’autre collègue qui a fait la démonstration de ses talents.

Cela ne me gène pas car si je joue c’est avant tout pour moi

Bon, allez fais pas la gueule Francis je te jouerai une chanson aussi…

 

12 ans plus tard, j’ai décidé de descendre ma guitare folk (pas si moisies que ça vu qu’elle est toujours là)  pour la mettre vers l’ordi et ça a marché pendant un moment. Mais hélas je n’arrive pas à me motiver pour réellement progresser. Je n’entrevois ni la finalité ni les bénéfices à apprendre à jouer correctement et pour tout dire je pense n’avoir aucun don pour la musique en dehors de ma mémoire auditive. Reste le plaisir de prendre cette guitare de temps à autres. 🙄

Archive à huit pattes…

Archive du mercredi 4 octobre 2006

Cher Francis,

       Aujourd’hui j’ai trouvé un message des plus étonnant dans ma boite aux lettres électronique. Ce courriel m’a été envoyé par une maîtresse d’école qui a attrapé une araignée genre tégénaire dans sa classe et qui l’a mise dans un aquarium sans eau afin de l’observer.

Cette personne me demandait de l’aide pour maintenir son invitée en vie.

Bien sûr je me suis pressé de lui répondre du mieux que je le pouvais en lui donnant le plus d’informations possibles.

Cependant je m’interroge…

Quelle peut être l’intérêt pédagogique d’un tel projet vu que les tégénaires ne sont actives que la nuit? De plus s’agissant de jeunes enfants la pauvre instit va sans doute se retrouver avec une horde de parents angoissés qui vont lui ressortir le délire des araignées qui pondent sous la peau. D’un autre coté je me rappelle avoir reçu un message d’une autre personne, une dame qui avait gardé une telle araignée dans un terrarium pendant deux ans et qui m’en parlait comme d’un animal domestique usuel.

En ce qui me concerne mon cher Francis, tu le sais bien je ne suis pas du genre à enfermer mes spécimens dans des bocaux. Je sais où elles ont choisi de vivre et je me rends sur leurs biotopes pour les observer. Et oui… Je respecte plus facilement tout ce qui a plus de deux pattes….

 

13 ans plus tard je viens de trouver tout juste avant d’écrire cette article, une grande tégénaire femelle dans un tiroir d’un meuble d’une pièce du sous-sol. Cette jolie Tegenaria atrica était épuisée. je lui ai donc trouvé une mouche et demain je l’installerai autre part.191004

Et oui les araignées restent pour moi des totems importants, les voir me rassure et me fait du bien…

Et pour moi ce sont les arachnophobes qui doivent se soigner, la science et le bon sens sont de mon coté.  😈

Google archive

Voici ce que j’écrivais pour l’anniversaire de Google en le 27 septembre 2007 :

 

Jeudi 27 septembre 2007

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Cher Francis,

Parmi les anniversaires, beaucoup passent inaperçus. C’est le cas de celui de notre bien aimé moteur de recherche qui aujourd’hui fête ses neufs ans d’existence. Alors que j’avais découvert les recherches sur Internet avec Altavista puis avec le logiciel Copernic, je dois avouer qu’aujourd’hui je ne travaille plus qu’avec Google.

En effet pour moi comme pour les autres internautes, Google est devenu en quelques années le partenaire incontournable de tous les internautes débutants ou experts. Gratuit, rapide, efficace, ce moteur de recherche a tout pour séduire.

Cependant, Google tout comme macdo est un géant américain qui en devenant de plus en plus grand commence à faire peur à pas mal de monde. Te souviens-tu de l’affaire des livres numérisés ? Google avait avec beaucoup d’indélicatesse et de culot, décidé de copier sans autorisations certaines œuvres protégées par les droits d’auteurs. La sympathie pour ce moteur de recherche avait, à l’époque, déjà été entamée. Aujourd’hui, c’est une autre forme de littérature que Google menace : la presse écrite, déjà bien en difficulté. Pourquoi ? Parce que la firme entend désormais autoriser les commentaires sur les articles directement via Google News. Un autre aspect controversé de ce géant naguère si sympathique concerne les inquiétudes autour de la gestion des données que la firme rassemble auprès des utilisateurs et de ce qu’elle en fait. L’année dernière le sympathique logiciel « Google desktop » était accusé avec preuve à l’appui de comporter plusieurs failles de sécurité pouvant autoriser des pirates à consulter l’inventaire de l’ordinateur que le logiciel dresse pour un accès facilité. Face à ces menaces des organismes ont dans le monde entier demandé à Google d’effacer les milliards de données ainsi recueillies. En France, la CNIL est montée au créneau pour la même raison. Le 15 mars 2006, une directive européenne a même été votée pour que les pays membres de l’Union se prononcent avant 2009 sur la durée de conservation des données électroniques. La directive leur propose une fourchette de 6 à 24 mois. Au-delà, il sera illégal de stocker toute information.

Face à cette image ternie Google cherche à rassurer les utilisateurs en se rangeant du coté des internautes contre les pouvoirs publics. Dernier exemple en date: Le 25 juin dernier en Allemagne un projet de loi évoque l’idée d’interdire les comptes e-mails anonymes. Google se joint alors au tollé général et déclare qu’il supprimera Gmail en Allemagne dans le cas ou cette loi serait votée.

Là encore si Google peut parader devant l’Allemagne, la firme est au contraire bien embêtée face à la Chine. L’année dernière, l’organisation Reporters sans frontières est écœurée d’apprendre que Google décide de lancer en Chine une version censurée de son moteur de recherche. Désormais, les internautes chinois devront se contenter des contenus validés par les autorités de Pékin. Exit les informations sur le Tibet, la démocratie ou les droits de l’homme en Chine. Pourquoi cette obéissance vis à vis des autorités chinoises? tout simplement parce que aller contre le régime de Pékin aurait empêché la firme de faire ses affaires dans ce pays en perpétuelle croissance économique.

Les droits de l’homme, la protection des idéaux… Tout cela pèse si peu face à l’appât du gain…

 

12 ans plus tard alors que Google fête ses 21 ans et son omniprésence voire son monopole d’Internet, les inquiétudes que je soulevais dans ce textes se sont concrétisées en polémiques bien présentes mais stériles face à la main mise de ce géant sur Internet. D’un autre coté l’essor de petits moteurs de recherches développés par des passionnés soucieux de protéger  les données des utilisateurs pourrait nous rassurer mais à chaque fois on en vient à se demander si ils sont vraiment dignes de confiance. Du coup ma politique est de continuer à utiliser Google mais en faisant très attention aux informations que je diffuse. C’est sans doute prétentieux de ma part mais au moins j’aurai essayé… 🙄

Archive pantouflarde

Archive du 20 septembre 2006

 

Mercredi 20 septembre 2006

Cher Francis,

       Je n’ai pas grand chose à te raconter concernant la réunion d’hier mis à part peut être son cadre inhabituel. Nous étions chez un paysan qui vit sur des terres isolées par rapport à un village lui aussi très en retrait des routes connues.

J’ai ainsi découvert que tout au long des routes départementales il existe des intersections qui nous emmènent dans de minuscules hameaux auxquels on ne peut accéder qu’en empruntant une seule voie qui bien souvent prend la forme de chemins de terre sinueux.

Arrivé là haut, alors que je pensais trouver des vieilles fermes isolées et en ruine, je fus choqué de voir de grandes maisons modernes, le prix du terrain a sans doute amené un petit nombre de personnes à s’établir dans ces contrées reculées.

J’aurai voulu  en savoir plus sur ces lieux de vie que je considère, sans doute à tort, exceptionnels. J’aurai aimé savoir comment la vie est possible en plein hiver lorsque la neige tombe en gros paquets sur la route unique coupant les personnes du reste de la civilisation. En cas de panne de téléphone et d’électricité… en cas de tempête… tant de questions restées sans réponses car notre hôte qui animait la réunion refusait de s’écarter du sujet qu’il avait choisi. Je suis donc resté ignorant et frustré sans autre recours que de laisser mon imagination me représenter la vie dans ces localités reculées. 

Vois-tu Francis ce qui me fascine le plus dans ce genre de patelin paumé c’est justement cette chance que l’on peut avoir de temps à autres, cette opportunité d’oublier le reste du monde et de rester à la maison bien au chaud en regardant la neige tomber un verre de whisky dans une main et un bon livre dans l’autre. 

Flûte j’ai oublié le grand fauteuil, les pantoufles, le chien et la cheminée… Mais je pense que tu auras rectifié tout ça…

J’ai 33 ans et je rêve déjà de retraite, c’est grave docteur ?

Une archive cochonne

Archive du Jeudi 13 septembre 2007

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Cher Francis,

       Les maisons de la presse sont des endroits incroyables où l’on peut apprendre des tonnes de choses étonnantes. Rien qu’en lisant les couvertures des magazines on découvre de grands secrets du genre « Sarkozy est l’ami des patrons » ou alors des informations fondamentales sur la vie faussement privée des abrutis décérébrés de la TV-réalité.

Pourtant en m’y rendant cet après midi afin de me fournir ma dose mensuelle de bd américaine, j’étais loin de me douter qu’un autre grand mystère de la vie allait m’y être dévoilé. Et pourtant…

Alors que je faisais la queue parmi ce que je croyais être d’autres clients tout aussi ordinaires que moi, une voix s’éleva vers la caisse; 

– Ahhhhhh moi j’vous l’dit madame, mon cousin qui est paysan il dit que cette année l’hiver sera rude car ses cochons qu’il élève là haut ont déjà plein de poils tout durs !!!

Je fus comme abasourdi par la force de cette prophétie reposant sur de telles bases scientifiques incontestables. A présent je sais ce qu’il me faut faire, afin d’économiser sur l’achat de pneus d’hiver je dois aller raser les cochons des paysans ! Merci O noble prophète de la maison de la presse !

Parfois on se sent tout petit…