
Encore un souvenir de vacances. Yashica Mat 124G. Je commence peu à peu à rattraper mon retard dans le développement de mes films, j’espère donc avoir de nouvelles choses à montrer. 😉

Encore un souvenir de vacances. Yashica Mat 124G. Je commence peu à peu à rattraper mon retard dans le développement de mes films, j’espère donc avoir de nouvelles choses à montrer. 😉
Les disques vinyles reviennent à la mode, le marché de l’occasion est très actif et les meilleurs artistes de notre époque sortent leurs musiques sur galette noire. Moi même j’ai investi pour acheter une chaine hifi de qualité pour profiter des qualités de ce support musical.
Hélas, parfois il arrive qu’un disque soit dégradé à un tel point qu’on ne puisse plus l’écouter. Il y a aussi le cas des vinyles sans valeur historique ou autre ainsi que les disques qui sont aux antipodes de nos goûts et des goûts de tant d’autres personnes, qu’il est impossible de les donner et encore moins les vendre.
Mais même à ce stade, ce tuto montre qu’avec un peu de créativité on peut faire des tas de choses avec ces vieilles galettes.
Pour ma part je ne ferai jamais ça avec un vinyle ancien comme dans la démonstration, je trouve qu’il s’agit là d’un manque de respect flagrant et éhonté ! 😡
Je dois avouer que je suis un peu hypocrite sur ce coup là, car en y réfléchissant un peu, tous les disques ont une valeur historique. Vu la longévité du support, si nous sauvons les pires albums, nous ferons rire aux éclats les prochaines générations et je pense qu’ils en auront bien besoin.
Pour cette nouvelle archive, j’ai choisi de remettre en ligne un article que j’ai écrit le 2 novembre, ça va sans dire, mais le 2 novembre 2006. C’est donc du douze ans d’age ! 😆
A l’époque j’étais très sollicité par des amis et d’autres personnes qui débutaient dans l’Internet et avaient besoin d’aide lorsqu’ils ne comprenaient pas, ne savaient pas ou se trouvaient face à un problème. C’était une époque agréable où j’avais en retour un petit billet, une bouteille, un repas… Mais surtout et avant tout de la reconnaissance au sens philosophico-sociologique du terme c’est à dire le sentiment apaisant et agréable d’être utile à d’autres.
Une grande partie de ce travail consistait à chasser les virus et autres programmes non désirés. Je m’en étais fait une spécialité. Voici donc ce que j’écrivais le 2 novembre 2006 à l’occasion d’une chasse au virus.
Jeudi 2 Novembre 2006
Cher Francis,
Ce matin je me suis réveillé avec le doux ronronnement de Lazare l’ordinateur installé dans ma chambre et sur ma télévision. Une agréable tiédeur régnait dans la pièce, je compris amusé, que j’avais inventé une nouvelle façon de me chauffer. En effet cet ordinateur est doté d’un processeur très puissant qui dégage beaucoup de chaleur. Le fait d’avoir fonctionné toute la nuit pour terminer un très long travail avait donc élevé la température de la pièce.
Alors voilà, je chauffe à l’Athlon !!!
Après m’être extirpé de ma couette et constatant que ce brave Lazare avait terminé son travail, je décidai de le laisser se reposer. La machine se coupa en moins de 20 secondes et le ronronnement du ventilateur se tut. Ma petite chambre était à présent remplie d’un grand silence.
Lorsque je revins rallumer l’ordinateur de ma chambre je vis tout de suite que quelque chose n’allait pas, des temps de réaction bien trop longs, explorer qui affichait des erreurs critiques, puis très vite de grosses pannes qui me m’empêchait d’ouvrir la moindre application ou fenêtre.
Alors que moi j’en étais sorti, c’était au tour de Lazare de tomber victime d’un virus.
Après de très complexes manipulations je réussis à lancer le programme de gravure de données, j’en profitait pour sauvegarder un maximum de données en commençant par celles sur lesquelles il avait travaillé toute la nuit. Au stade de la vérification du disque ainsi gravé, le programme m’annonce que ce qu’il a copié est différent de ce que je lui ai demandé.
Forcément !!! un virus n’est qu’un programme qui a pour tache de se multiplier par tous les moyens, il s’était donc reproduit et invité sur le disque que je venais de faire.
Et c’est ainsi que commença un marathon de plusieurs heures pour lutter contre cette maladie, si cela se serait passé devant la télévision j’aurai pu parler de téléthon…
D’abord réparer explorer pour lancer une page, puis tenter les multiples sites de désinfection en ligne panda, bit defender, kaspersky, house call trend, avast… Tous ont leurs solutions en ligne mais leurs scanners se bloquent lorsqu’il s’approchent de la bestiole qui dévore les tripes de mon pauvre Lazare qui, averti de leurs échecs répété, se fige m’obligeant à le redémarrer sans cesse.
Et en attendant le virus continue de détruire mon registre, j’éteins et je rallume la machine tout en corrigeant à chaque fois le registre de démarrage, je supprime quelques logiciels espions avec un outil que j’installe pour l’occasion et au bout de toutes ces manipulations le ménage est enfin fait autour de la grotte de la créature.
Je l’entend geindre entre deux tours de ventilateur, elle sait qu’elle est acculée et que son heure approche. Méfiance, c’est dans ces moments là que les virus sont les plus dangereux…
A ce stade j’ai essayé toutes les solutions en ligne des grands logiciels antivirus et aucun n’a réussi à faire sortir la bête de la tanière qu’elle s’est crée dans le système de mon pauvre Lazare.
La mort dans l’âme je décide de formater le disque dur. Les commandes ne répondent pas suite au blocage d’explorer, la commande par exécution semble fonctionner quand à elle. C’est donc avec tristesse et résignation que je me vois appuyer sur la souris pour lancer le formatage c’est à dire effacer tout le disque. Et là surprise, le virus occupe le disque dur et m’empêche de lancer cette opération. La bête s’accroche à la vie…
Chose étrange impossible de redémarrer Lazare en mode sans échec pour contourner ce problème.
Alors que faire? transplanter un autre disque dur ? Non! Cet ordinateur compte de nombreux programmes complexes onéreux et rares qui ne peuvent être réinstallés facilement.
Je me retrouve donc au bord du désespoir, j’imagine la bestiole immonde sortir de son trou avec sa marmaille pour continuer de détruire mes données avec un plaisir sans cesse renouvelé.
C’est alors qu’il me vient une idée, je repense à ce logiciel allemand gratuit si efficace que j’utilisais avant de faire évoluer Lazare. Pour des raisons mystérieuses une des barrettes de mémoire de l’ordinateur empêche ce logiciel de fonctionner. Je décide donc de lobotomiser un peu Lazare pour installer ce programme.
Mon nouvel allié bénévole entre dans mon système prend ses aises et à mon signal commence son travail. Au bout de quelques minutes de poursuite, le brave chevalier accule la bête, il s’agissait d’un ver un trojan nommé W32bumblebee. (un nom proche du mot anglais qui veut dire bourdon) Je hurle de joie, la bête quand à elle panique, elle n’a pas put encore se reproduire et sent sa fin proche. Le héros se tourne vers moi et me demande dans la langue de Shakespeare s’il doit emprisonner le virus ou mettre fin à son existence. Tue la !!! Un épée virtuelle s’abat et dans un dernier râle la créature s’éteint.
Encore une heure pour réparer tous les dommages et Lazare retrouve sa grande forme.
Une fois de plus il est passé très près de la mort… J’ai eu raison de l’appeler ainsi.
Au terme de cette chasse je repense à ce virus qui s’est si bien battu et qui sans le vouloir a sauvé mon ordinateur en bloquant mes tentatives pour effacer son disque dur. Un virus a beau être un simple programme celui-ci s’est vraiment comporté de façon étrange presque comme un être vivant luttant pour sa survie. Je repense aussi à tout ce qui est en jeu lorsqu’une de mes machines tombe malade, et surtout au fait que ce soit un programme gratuit qui ai réussi à sauver ma machine là où les solutions payantes avaient prouvé leur incapacité à le faire.
Alors Francis, j’adresse tous mes remerciements au valeureux chevalier teutonique ANTIVIR.

Aujourd’hui, jour de la Toussaint une fête qui quoi qu’on en dise nous rappelle avant tout notre condition de mortels, le moment est plus que bien choisi pour vous présenter cet anime : Jigoku Shoujo
Cet anime sombre et angoissant a connu pour l’instant quatre saisons et, comme c’est souvent le cas pour les animes populaires, une adaptation en drama.
L’histoire tourne autour du fantôme d’une jeune fille Enma Aï, qui vivait dans le Japon médiéval et qui a été donnée en sacrifice car ses pouvoirs étranges inquiétaient les villageois. Alors oui déjà là c’est du lourd et ça ne va pas s’arranger. Enma Aï est accompagnée dans son travail par des personnages fantomatiques comme elle et dotés de pouvoirs étranges et angoissants. Au fil des épisodes on découvrira que chacun d’eux a vécu une terrible tragédie du temps de leur vivant.
Chaque épisode met en scène un peu la même histoire, la même trame qui tourne autour d’une idée forte : la vengeance. Un personnage subit des outrages et ou des violences d’un niveau que seuls les sadiques nippons peuvent atteindre. (A ce titre cet anime montre avec réalisme et sans exagérer toute la violence de la société japonaise moderne avec entre autres choses le problème du harcèlement scolaire). Poussée à bout, la victime va se brancher sur un site internet à minuit et demander l’aide de la Jigoku Shoujo (la jeune fille de l’enfer). Celle-ci apparait alors et explique les règles : la victime va pouvoir envoyer son ou sa tortionnaire en enfer au moment qu’elle choisira (elle choisit ce moment en dénouant un fil rouge autour d’une poupée de paille donnée par Jigokou Shoujo) mais elle devra payer en allant elle-même en enfer une fois sa vie achevée.
Et c’est là que tout s’emballe, entre les erreurs de la victime, les vengeances des proches de la personne envoyée en enfer et les autres revers, la haine ne cesse de monter jusqu’à faire baigner cet anime dans une atmosphère lourde angoissante et surtout extrêmement malaisante. Car oui, c’est certain, cet anime a le don de nous mette face à notre propre part d’ombre et surtout à la haine que nous avons en nous pour certaines autres personnes. 😈 Il faut aussi avouer que l’on ne peut qu’éprouver un certain plaisir lors des scènes où le ou la méchante de l’histoire est envoyé(e) en enfer avec une mise en scène terrifiante orchestrée par les valais d’Enma Aï le tout accompagnée par une musique à la fois sombre et triomphante.
Une des saisons s’achève d’une façon terrifiante; les proches des personnes envoyées en enfer envoient leurs victimes en enfer et sont eux même envoyés en enfer par d’autres et ce jusqu’à ce qu’il ne reste plus personne de vivant dans la ville où se déroule cette histoire. Cette conclusion d’une violence vertigineuse montre à quel point la vengeance n’apporte aucune solution et ne fait que créer plus de souffrances.
Sur le fond cet anime pose une réflexion très intéressante sur la nature humaine et sur les conséquences de nos petites haines du quotidien. En effet à chaque épisode la victime a une chance de tout arrêter d’interrompre cet engrenage de haine et de violence en trouvant d’autres solutions pour résoudre ses problèmes, mais à chaque fois elle fait le choix de céder à ses émotions. Du coup les événements s’enchainent et chaque épisode se termine sur des tragédies multiples qui auront des ramifications sans fin. La vengeance exercée par la victime cause la perte de cette dernière et va impacter la vie de plusieurs autres personnes à commencer par les innocents qui sont toujours les plus exposés. Cet anime a donc une valeur profondément morale même si on regrette qu’aucune voie de salut ne soit visible. Après avoir regardé les quatre saisons et une bonne partie du drama, je ne me rappelle pas avoir vu un seul dénouement vraiment heureux. Cela fait de cette œuvre un univers sombre et pessimiste où règne la violence physique et morale sous toutes ses formes et où l’espoir est exempt. Bref, un anime terriblement réaliste et objectif vis à vis de la nature humaine et de l’avenir de notre espèce.
Il y a encore beaucoup de choses à raconter sur cet anime mais une fois de plus je conseille de ne pas trop enchainer les épisodes car le sentiment de malaise finit par déboucher sur une véritable nausée.
Parfois les coïncidences sont si étranges et tombent si bien à propos que l’on comprend qu’elles n’existent pas. Ce qui je vous le rappelle, est le slogan de ce blog. 😉
Hier une chaine You Tube à laquelle je suis abonné depuis des années s’est enrichi d’une nouvelle vidéo spéciale Halloween. Tout est donc fait pour que j’en parle ici.
Alors laissez-moi vous présenter Cyriak, un animateur anglais qui depuis 2004 inonde le net et d’autres sphères de la créativité avec ses animations très particulières. Cyriak est un personnage plutôt inquiétant qui exprime sans filtres les choses les plus angoissantes qui se cachent dans sa psyché en utilisant des logiciels informatique pour créer des petits films parfois très sordides. Cet animateur utilise beaucoup des notions issues de la géométrie fractale, des variations de tailles, des déformations/mutations le tout avec une bonne dose de répétition/évolution. Il accompagne par ailleurs ses créations par une musique terrifiante qu’il compose lui-même.
Mais tout cela n’est que la forme, une première approche de cet animateur et de son œuvre. En réalité son travail va bien plus loin qu’un simple délire macabre qui fait tant parler de lui. Il y a chez Cyriak une volonté bien présente de dénoncer certains aspects de la modernité et des méfaits de la société de consommation. Ses techniques d’animation créent un malaise surtout par le biais de la répétition et des déformations qui nous donnent une impression d ‘enfermement et de perte de contrôle. Et ce n’est pas pour rien. Dans la vidéo que je présente ci dessous, Cyriak termine par un message très clair : « C’est Halloween alors vous riez de la mort vous vous amusez avec les squelettes mais vous-même dans votre train-train quotidien vous ne valez pas mieux que ces squelettes vu que vous n’êtes que de tristes automates, simple pions d’un système qui vous emprisonne ».
Enfin c’est comme ça que je reçois son message. Je suis pressé de retourner sur sa chaine pour voir si d’autres personnes partagent mon point de vue sur son travail. En attendant je vous laisse donc en bonne compagnie avec sa vidéo. Mais un conseil; ne regardez pas trop ses animations, une surdose provoque des idées très noires qui dépassent de très loin l’ambiance d’Halloween.
Alors que la mort tourne autour de la maison depuis plusieurs jours en tentant de me convaincre que son hurlement lugubre n’est que la chanson du vent d’automne, je suis là, seul, triste et déprimé.
Du coup si je continue l’introspection du mardi ça va mal finir. Alors pour cette semaine tentons autre chose. A vrai dire, mon humeur du jour se résume à merveille avec une vidéo. La chanson est de Bunny, un artiste fantôme dont j’ai eu la chance de trouver l’album avant que toute référence à son égard ne disparaisse d’Internet.
Quand au sens de la chanson pour les non-anglophone c’est de dire :
Tu es comblé de biens matériels mais il y a tout de même quelque chose qui te manque, alors ne me ment pas, en vrai, tu te sens comment ? Tu peux te permettre de faire semblant que tout va bien tant que ton sentiment de liesse ne s’efface pas. Tu es fier de tous les trophées que tu as amassés mais en fait tu y as plus perdu que tu n’y as gagné. Alors ça te fait quelle impression quand tu finis par te sentir misérable ?
Des mots forts qui retentissent en moi venant m’interroger une fois de plus sur le sens de la vie et surtout sur le sens que je veux donner à la mienne.
Sauf que moi contrairement à la personne à qui la vidéo est adressée, je n’ai rien, ni possessions, ni victoires, ni même un gentil chien comme dans le cartoon de promotion pour cette chanson.
Je pars donc avec un sérieux handicap.

Cette semaine dans le cadre des lundis de l’insolite, laissez-moi vous emmener dans le nord-est de la Chine où un paysan, Zhu Yue qui avait toujours rêvé de piloter un avion, est enfin parvenu à se rapprocher de son rêve avec l’aide d’autres paysans passionnés d’aviation tout comme lui.
Ce passionné et sa bande comprenant que l’agriculture ne leur permettrait jamais de rassembler assez d’argent pour acheter un avion et ce qu’il faut pour avoir le droit de le piloter, ont décidé de construire un Airbus A320 en se basant sur une maquette.
Son projet aura coûté près de 400 000$ et aura nécessité 60 tonnes d’acier sans parler d’années de travail. Mais voilà l’avion est construit et le rêve est enfin à portée de main.
Enfin pas tout à fait…
Car cet avion n’est pas fait pour voler, les instruments et le cockpit sont factices, cette maquette taille réelle va en fait devenir un restaurant qui accueillera 36 clients avec la promesse d’un service quatre étoiles.
Ils sont forts ces chinois, même lorsqu’ils réalisent des rêves insensés, ils finissent toujours par revenir à la réalité et aux préoccupations capitalistes.
Néanmoins, construire un Airbus A320 taille réelle sans les outillages de pointe ni les savoirs techniques, cela mérite tout de même autant d’admiration que de respect.
Je souhaite donc un bon vol stationnaire à ces passionnés ! 😎

C’était en Octobre 2010. A l’époque j’avais intégré un club photo où je commençais à me sentir plutôt bien jusqu’à cette sortie où j’étais venu avec un vieux folding russe.
Les participants me raillaient, se moquaient de ce matériel étrange et désuet. Au début c’était bon enfant et moi-même je souriais mais très vite le ton s’est endurci avec des phrases peu acceptables du genre « Pourquoi t’es venu avec cette quincaillerie ? ».
Traiter Maéva (mon Moskva) de quincaillerie était inacceptable. Du coup le soir je m’étais lâché sur Internet. Ce fut une erreur car un des membres du club photo lisait mon blog et était allé tout raconter au président de l’association en faisant monter la sauce.
Une semaine plus tard je m’étais fait vivement réprimandé pendant une réunion du club par ces personnes qui m’accusaient d’avoir diffamé l’association. Je rétorquais en disant que je ne supportais pas que l’on se moque de moi à cause de mon matériel ce à quoi le président, qui pourtant pratiquait l’argentique, avait répondu que c’était de ma faute, je l’avais bien cherché car j’avais fait de la provocation en emmenant mes vieux appareils.
C’est là que j’ai compris que je ne pouvais plus rester dans une telle association composée de personnes qui jugeaient les photographes non pas sur leurs photos mais sur leur matériel. Cela reste pour moi un souvenir pénible d’autant plus que la photo faite ce jour-là a été une de mes plus belles photos… 😥
Pour ce tuto je fais dans le décalé. Ce que je vais vous présenter aurait en effet sa place dans les lundis de l’insolite, mais actualité oblige, je préfère le passer dans les tutos. 🙄
Francis Sarlette est un You Tubeur belge qui interprète des petites chansons sur la musique de certains tubes avec une voix assez particulière. Récemment il s’est fait connaitre avec ses chansons pour encourager l’équipe belge pendant la coupe du monde de foot de 2018. 😈
Cela ne suffisant pas pour faire décoller le nombre de ses abonnés, Francis s’est donc lancé dans le service public. C’est ainsi que pour nous rappeler le changement d’heure de ce weekend, il a écrit une chanson qui fera date sur l’air d’un tube de Johnny. Je vous laisse découvrir tout ça ! 😆

Pour cette seconde excavation je suis allé rechercher ce que j’avais écrit un 26 octobre, j’ai choisis mon article du 26 octobre 2006. Douze ans déjà… 😯
A cette époque je tenais un blog quotidiennement sur mon espace wanadoo et pour tenter de donner un sens à mes élucubrations je m’étais inventé un correspondant imaginaire; Francis.
Voici donc ce que j’écrivais sur le métier d’éducateur alors que j’étais arrivé à la fin de ma formation.
Jeudi 26 Octobre 2016
Cher Francis,
Ce matin je devais me rendre à Mulhouse pour faire le point sur mon mémoire de fin d’étude. Arrivé dans la petite gare de Montbéliard, je découvre que les trains sont en grève sur le tronçon Montbéliard-Mulhouse. Vu l’importance du rendez-vous une seule solution subsiste, prendre ma voiture pour aller au centre de formation.
Cela peut paraître banal mais pour moi faire un tel trajet relève d’un acte d’héroïsme. A 34 ans je ne suis toujours pas capable de m’orienter dans une grande ville en voiture. J’ai trop peur de l’accident après m’être égaré, question d’habitude que je n’ai pas…
Je me suis donc exécuté à contrecœur et bien entendu je me suis encore égaré en arrivant dans les méandres de cette ville que je déteste tant. La première fois que je suis allé à Mulhouse en voiture, c’était sur ordre de mon directeur d’établissement que m’avait littéralement botté le cul pour que j’y aille. Depuis nous en avons reparlé, il avait eu bien raison…
Ce petit exposé de l’une de mes faiblesses n’a pas pour seul but de te faire rire mon cher Francis, si je te raconte cela c’est aussi pour évoquer un aspect de mon travail qui me trotte dans l’esprit depuis un moment.
Je me dis éducateur et je travaille avec des personnes pour les convaincre d’aller plus loin dans leur quête d’autonomie en repoussant leurs limites alors que moi je ne suis même pas capable de me forcer à évoluer dans le même sens ne serait-ce qu’un peu…
Nous sommes grossiers et vulgaires et nous demandons aux enfants de se comporter comme des parangons de vertu, nous sommes accrocs au tabac et au café et nous demandons aux toxicomanes d’arrêter de se droguer, nous demandons aux enfants de ne pas manger trop de sucreries, de faire du sport alors que notre hygiène de vie est à l’inverse de ce que nous professons. Nous, les éducateurs, nous sommes vraiment de sacrés hypocrites…
Dès lors je commençais à penser que je dois me définir comme un simple relais d’un commande sociale prônant une normalité à laquelle je ne veux et ne peux pas adhérer. Puis mon point de vue à évolué. A présent je considère l’écart entre mes exigences vis à vis des personnes que j’accompagne et ma capacité à les appliquer à moi-même comme une liste de défis à relever.
Celui de ce matin étant réussi il est peut-être temps de passer aux autres…